Infrastructures et occupation des sols à Marseille

Infrastructures et occupation des sols à Marseille

Marseille présente une occupation des sols très contrastée : un vaste tissu urbain et industriel se développe autour du littoral et des principaux axes de transport, tandis que les massifs calcaires, les espaces naturels et les collines occupent une part importante du territoire communal. Le PLUi Marseille-Provence constitue le principal document réglementaire encadrant l’utilisation des sols.

1. Occupation des sols

Selon les données Corine Land Cover, en 2018 les territoires artificialisés représentaient environ 56,7 % de la superficie communale. La répartition était notamment la suivante :

Type d’occupation Part approximative
Zones urbanisées 45,9 %
Végétation arbustive et herbacée 27,6 %
Zones industrielles, commerciales et réseaux de communication 7,8 %
Espaces ouverts avec peu ou pas de végétation 7,1 %
Forêts 6,9 %
Espaces verts artificialisés 1,9 %
Mines, décharges et chantiers 1,1 %
Zones agricoles hétérogènes 1,1 %
Eaux maritimes 0,4 %
Eaux continentales 0,1 %

 
L’artificialisation a progressé depuis 1990, où les territoires artificialisés représentaient environ 51,8 % du territoire.

2. Espaces urbains

L’urbanisation est particulièrement dense dans le centre, autour du Vieux-Port, de la Canebière, de la Joliette, de la Belle-de-Mai et des quartiers centraux. Elle s’étend ensuite vers les secteurs nord, est et sud sous forme de quartiers résidentiels, de zones d’activités et d’ensembles périurbains.

Le secteur d’Euroméditerranée, autour de la Joliette et d’Arenc, constitue un important pôle de renouvellement urbain associant bureaux, logements, commerces, équipements et infrastructures portuaires.

3. Infrastructures de transport

Marseille est un important nœud de transport méditerranéen.

  • Réseau autoroutier : A7 vers Aix-en-Provence et Lyon, A50 vers Toulon, A55 vers Martigues et Fos-sur-Mer, A507/L2 comme rocade et A557.
  • Réseau ferroviaire : la gare de Marseille-Saint-Charles constitue le principal nœud ferroviaire de la ville. La LGV Paris–Marseille et les lignes régionales relient notamment Marseille à Aix-en-Provence, Toulon et Miramas. Géoportail de l’Urbanisme
  • Transports urbains : métro, tramway et réseau d’autobus structurent les déplacements à l’intérieur de l’agglomération.
  • Transport maritime : le Grand Port Maritime de Marseille–Fos constitue une infrastructure majeure pour les marchandises, les passagers et les liaisons méditerranéennes. Géoportail de l’Urbanisme

Parmi les infrastructures portuaires importantes figure Grand Port Maritime de Marseille – Port de Marseille Fos.

4. Zones portuaires et industrielles

Le littoral nord accueille une importante concentration d’infrastructures portuaires et logistiques. Le port s’étend bien au-delà du Vieux-Port vers la Joliette, l’Estaque et les bassins industriels associés à Fos-sur-Mer.

Les activités comprennent notamment :

  • transport de marchandises ;
  • conteneurs et logistique ;
  • hydrocarbures et produits énergétiques ;
  • réparation et construction navale ;
  • ferries et transport de passagers ;
  • activités industrielles et entrepôts.

Le secteur portuaire constitue donc une composante essentielle de l’utilisation industrielle du sol marseillais.

5. Espaces naturels

Une caractéristique remarquable de Marseille est la présence de vastes espaces naturels au sein même ou à proximité de la ville. Les massifs calcaires occupent notamment les parties sud et est du territoire.

Le massif des Calanques, les massifs de Marseilleveyre, du Puget et de l’Étoile constituent des espaces naturels majeurs. Le PLUi cherche à préserver ces secteurs : il indique notamment la conservation de plus de 8 700 hectares de pleine terre sur la commune, soit environ 64 % de la zone urbaine, ainsi que la préservation de nombreux corridors écologiques.

6. Planification urbaine

Le PLUi Marseille-Provence, entré en vigueur en janvier 2020, fixe les règles d’utilisation des sols et de constructibilité. Il cherche notamment à articuler urbanisation, transports et protection de l’environnement.

Il distingue notamment les espaces :

  • urbanisés ;
  • à urbaniser ;
  • naturels ;
  • agricoles ;
  • économiques et industriels ;
  • portuaires ;
  • soumis à des protections environnementales ou patrimoniales.

En résumé

Marseille possède une structure territoriale particulière : un cœur urbain dense, un important complexe portuaire et industriel au nord, de grands axes routiers et ferroviaires, des quartiers résidentiels très étendus et de vastes massifs naturels au sud et à l’est. Cette coexistence entre urbanisation, infrastructures et espaces naturels est l’un des principaux enjeux de l’aménagement marseillais.

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