Collectivité territoriale de Guyane
La Guyane française est un territoire français d’outre-mer situé au nord-est de l’Amérique du Sud, entre le Brésil et le Suriname. Son économie repose principalement sur les services, le commerce, les administrations publiques, l’industrie, la construction, l’agriculture et l’activité spatiale.
En 2025, l’activité économique guyanaise reste dynamique : le volume d’heures rémunérées progresse de 1,6 %, notamment grâce aux services marchands et à l’industrie. Toutefois, le chômage demeure élevé et le territoire dépend fortement des importations.

1. Les principaux secteurs économiques
Les services et le commerce
Ils constituent une composante essentielle de l’économie. Ils regroupent le commerce de détail et de gros, les transports, la logistique, les télécommunications, les banques, les assurances et les services aux entreprises. Cayenne, Matoury et Rémire-Montjoly concentrent une grande partie des activités tertiaires.
L’industrie spatiale
Le Centre spatial guyanais est un équipement économique stratégique. Les lancements de fusées et les activités associées soutiennent l’emploi spécialisé, l’ingénierie, la maintenance, la sécurité et les services techniques. Ce secteur reste cependant soumis au calendrier des lancements et aux évolutions du marché spatial européen.

L’or et les activités minières
L’extraction aurifère contribue aux exportations et à l’activité de certaines communes de l’intérieur. L’exploitation est encadrée par des règles environnementales, mais l’orpaillage illégal demeure un problème important en raison de ses effets sur les cours d’eau, les forêts et les populations.
L’agriculture et la pêche
L’agriculture comprend la production de riz, de fruits tropicaux, de légumes, de tubercules et l’élevage bovin. La pêche maritime et la pêche en eau douce approvisionnent le marché local. Ces activités contribuent à l’emploi rural et à la sécurité alimentaire, mais leur développement est limité par les infrastructures et les coûts de production.
La construction et les infrastructures
La croissance démographique entretient les besoins en logements, écoles, routes, réseaux d’eau et équipements publics. Néanmoins, en 2025, l’activité mesurée par les heures rémunérées recule de 1 %, signe d’un ralentissement dans ce secteur.
Le tourisme
Le tourisme repose sur la forêt amazonienne, les fleuves, les réserves naturelles, le patrimoine culturel et les installations spatiales de Kourou. En 2025, la fréquentation hôtelière et les flux de passagers aériens progressent globalement.
2. Les principaux pôles économiques
Cayenne
Principal centre administratif et commercial, avec des activités de santé, d’éducation, de commerce et de services aux entreprises.
Kourou
Pôle majeur des activités de lancement spatial, de l’ingénierie et des services associés.
Matoury
Accueille l’aéroport international Félix-Éboué et des activités commerciales, logistiques et de transport.
Saint-Laurent-du-Maroni
Centre économique de l’ouest guyanais, où se développent le commerce, les services, l’agriculture et les activités liées à la croissance démographique.
3. Quelques indicateurs économiques récents
D’après l’Insee, les données de 2025 mettent en évidence les tendances suivantes :
| Indicateur | Résultat |
| Évolution de l’activité économique en 2025 | +1,6 % |
| Emplois salariés fin 2025 | Environ 75 470 |
| Évolution de l’emploi salarié en 2025 | +1,0 % |
| Taux de chômage en 2025 | 17% |
| Inflation en 2025 | +1,5 % |
| Importations en 2025 | 2,337 milliards € |
| Exportations en 2025 | 225 millions € |
| Déficit commercial en 2025 | Environ 2,112 milliards € |
4. Les principaux défis économiques
Ces difficultés coexistent avec des possibilités de développement dans les énergies renouvelables, la transformation agroalimentaire, la filière bois durable, le tourisme de nature et les services techniques liés au spatial.
5. Bilan
L’économie de la Guyane française est principalement une économie de services, soutenue par les dépenses publiques, le commerce et une population en forte croissance. Le secteur spatial lui confère une activité spécialisée d’importance internationale, tandis que l’or, l’agriculture, la pêche et le tourisme diversifient progressivement sa base productive.
Son enjeu majeur est de transformer cette dynamique en développement durable, avec davantage d’emplois, une production locale renforcée et une moindre dépendance aux importations.
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