Carte de la Martinique

Collectivité territoriale de Martinique

La Martinique est une région et un département français d’outre-mer situé dans les Petites Antilles, dans la mer des Caraïbes. Son économie repose principalement sur les services, le commerce, le tourisme, l’agroalimentaire, l’énergie et les activités portuaires. La banane et la canne à sucre restent des productions agricoles emblématiques, même si l’agriculture représente une part relativement faible de l’emploi total.

La montagne Pelée, versant Caraïbe, en arrière plan de Saint-Pierre à la Martinique.
  • Superficie totale de la Martinique 1 128 km²
  • En 2023 la population de la Martinique était de 360 630 habitants
  • Le chef-lieu et plus grande ville de la région est Fort-de-France
  • Les principales communes de la Martinique sont: Fort-de-France, Le Lamentin, Le Robert et Schœlcher.

1. L’agriculture et les productions tropicales

L’agriculture martiniquaise est spécialisée dans les cultures tropicales. Elle occupe une place importante dans les exportations agricoles et l’organisation des territoires ruraux.

Les principales productions sont :

  • La banane : culture commerciale majeure, destinée notamment au marché français et européen.
  • La canne à sucre : utilisée pour produire du rhum agricole et du sucre.
  • Le rhum : produit emblématique de l’île, dont certains bénéficient de l’appellation d’origine contrôlée « Rhum agricole de la Martinique ».
  • Les fruits et légumes tropicaux : ananas, mangues, avocats, ignames, patates douces et autres cultures vivrières.
  • L’élevage : bovins, volailles, caprins et porcins, principalement pour le marché local.

La filière agricole reste confrontée à plusieurs difficultés : coût des intrants, concurrence extérieure, aléas climatiques, pression foncière et nécessité de diversifier les productions.

2. L’industrie et l’agroalimentaire

L’industrie martiniquaise est moins développée que celle de la France métropolitaine, mais elle possède plusieurs activités essentielles à l’économie locale :

  • Industrie agroalimentaire : transformation des produits agricoles et alimentaires.
  • Distilleries : production de rhum agricole et de spiritueux.
  • Raffinage et énergie : la raffinerie des Antilles, située au Lamentin, joue un rôle stratégique dans l’approvisionnement en carburants de la
  • Martinique et d’autres territoires antillais.
  • Matériaux de construction : fabrication de béton, produits préfabriqués et matériaux destinés au bâtiment.
  • Industries artisanales : production de boissons, boulangerie, menuiserie et autres activités de transformation.

L’industrie représentait environ 6,6 % des emplois en 2023, contre 84 % pour l’ensemble des activités tertiaires, marchandes et non marchandes.

3. Le commerce, les transports et les services

Les services forment le cœur de l’économie martiniquaise. Ils regroupent le commerce, les transports, les banques, les assurances, les télécommunications, les services aux entreprises et les administrations publiques.

Le commerce occupe une place importante, car l’île importe une grande partie des produits manufacturés, des équipements, des véhicules et de certains produits alimentaires qu’elle consomme.

Les principaux centres commerciaux et tertiaires se trouvent dans l’agglomération de Fort-de-France, notamment au Lamentin, où sont implantés des zones d’activités, des entrepôts et des entreprises de distribution.

Les services publics, l’enseignement, la santé et l’action sociale représentent également une part importante de l’activité économique.

4. Le tourisme

Le tourisme contribue aux revenus des hôtels, des locations saisonnières, des restaurants, des commerces et des prestataires de loisirs.
Les principales activités touristiques sont :

  • Le tourisme balnéaire sur les plages du sud de l’île.
  • La plongée sous-marine, la voile et les excursions en bateau.
  • La randonnée autour de la montagne Pelée et dans les forêts tropicales.
  • La découverte de Saint-Pierre, des villages côtiers et du patrimoine créole.
  • Les visites de distilleries et la découverte du rhum martiniquais.
  • Les croisières et les activités liées au port de Fort-de-France.

La conjoncture récente est contrastée : selon l’Insee, en 2025, les arrivées de passagers aériens et de croisiéristes ont progressé, tandis que la fréquentation hôtelière a diminué.

5. Les activités maritimes et portuaires

Le port de Fort-de-France constitue une infrastructure stratégique pour les échanges commerciaux. Il assure une grande partie des importations et exportations de marchandises et contribue à l’approvisionnement de l’île.

Les principales activités maritimes comprennent :

  • Le transport de conteneurs et de marchandises.
  • La manutention portuaire et l’entreposage.
  • Les liaisons maritimes régionales.
  • La pêche côtière et la commercialisation des produits de la mer.
  • Les activités de plaisance et de croisière.

La dépendance aux importations constitue une caractéristique structurelle de l’économie martiniquaise. Les coûts de transport, le prix de l’énergie et les délais d’approvisionnement influencent directement les coûts des entreprises et les prix à la consommation.

6. La construction et l’immobilier

Le bâtiment et les travaux publics répondent aux besoins en logements, aux aménagements urbains, aux infrastructures et aux équipements publics.

Cependant, le secteur connaît des difficultés liées au coût des matériaux, aux conditions de financement, à la demande immobilière et au niveau des investissements. En 2025, l’activité de la construction a reculé de 5,8 % en volume d’heures rémunérées, selon l’Insee.

7. Les principaux pôles économiques

Fort-de-France
Principal centre administratif, commercial et financier, avec le port, les services publics et de nombreuses entreprises.

Le Lamentin
Important pôle industriel, commercial et logistique, accueillant des zones d’activités et des infrastructures économiques majeures.

Le Robert
Centre résidentiel et commercial de la côte atlantique, avec des activités de pêche, de services et de tourisme nautique.

Le Marin
Pôle de plaisance et de tourisme nautique, avec des activités portuaires, commerciales et de services.

Saint-Pierre
Pôle patrimonial et touristique du nord-ouest, associé au patrimoine historique, à la montagne Pelée et aux activités de pleine nature.

8. Quelques indicateurs économiques

Indicateur Valeur et année
PIB total 10,1 milliards d’euros (2023)
PIB par habitant 28 600 € (2023)
Emploi total 149 900 emplois (fin 2023)
Part de l’agriculture dans l’emploi 3,9 % (2023)
Part de l’industrie dans l’emploi 6,6 % (2023)
Part de la construction dans l’emploi 5,2 % (2023)
Part du tertiaire marchand dans l’emploi 45,2 % (2023)
Part du tertiaire non marchand dans l’emploi 39,1 % (2023)
Taux de chômage 13 % (2025, selon l’Insee)

 

9. Les principaux défis économiques

L’économie martiniquaise fait face à plusieurs difficultés structurelles :

  • Le coût de la vie : dépendance aux importations et coûts de transport élevés.
  • Le chômage : difficultés d’insertion professionnelle, particulièrement chez les jeunes.
  • La dépendance extérieure : nécessité de développer la production locale et de diversifier les exportations.
  • La transition énergétique : réduction de la dépendance aux énergies fossiles.
  • Les risques climatiques : exposition aux cyclones, aux sécheresses et aux autres aléas naturels.
  • Le dynamisme des entreprises : en 2025, l’activité économique a reculé de 0,8 % selon l’Insee, malgré une amélioration progressive du climat des affaires rapportée par l’IEDOM.

Conclusion

L’économie de la Martinique repose essentiellement sur les services, le commerce, le tourisme et les activités portuaires, complétés par l’agriculture tropicale et l’industrie agroalimentaire. La banane et le rhum conservent une importance particulière dans son identité économique.

Son développement futur dépendra notamment de la diversification productive, de la maîtrise des coûts d’approvisionnement, du renforcement des entreprises locales, de la transition énergétique et de la création d’emplois durables.

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