Langues au Québec

La carte linguistique (ci-dessus) illustre comment le Québec se distingue des autres provinces canadiennes en ce que le français est la seule langue officielle et prépondérante, alors que l’anglais prédomine dans le reste du Canada. Le français est la langue commune, comprise et parlée par 94,46% de la population. Le Québec est la seule province canadienne dont la population est majoritairement francophone; 6 102 210 personnes (78,1% de la population) l’ont enregistrée comme leur seule langue maternelle lors du recensement de 2011, et 6 249 085 (80,0%) ont indiqué qu’elles la parlaient le plus souvent à la maison. La connaissance du français est répandue même parmi ceux qui ne le parlent pas nativement ; en 2011, environ 94,4 % de la population totale déclaraient pouvoir parler le français, seul ou en combinaison avec d’autres langues.  Un nombre considérable de résidents du Québec se considèrent bilingues en français et en anglais : environ 42,6 % de la population (3 328 725 personnes) déclarent connaître les deux langues, la proportion la plus élevée de toutes les provinces canadiennes.

Connaissance du Français au Québec en 2016

Le français québécois est la variante la plus utilisée. L’Office québécois de la langue française veille à l’application de la politique linguistique sur le territoire conjointement avec le Conseil supérieur de la langue française et la Commission de toponymie du Québec. Leurs recommandations entrent alors dans le débat sur la norme du français québécois et sont représentées dans Le Grand Dictionnaire terminologique (GDT), la Banque de dépannage linguistique (BDL) et divers autres ouvrages. Par ses recommandations linguistiques, le GDT lutte contre l’invasion du franglais dans la langue française. On estime que le Canada abrite entre 32 et 36 accents français régionaux, dont 17 se retrouvent au Québec. Il y a aussi des gens au Québec qui parleront naturellement en utilisant le québécois standard ou le joual, qui sont tous deux considérés comme des sociolectes plutôt que comme des accents régionaux.

Évolution de la situation linguistique au Québec entre 1844 et 2006

Le rapport de la Commission Gendron de 1968 a jeté les bases du livre blanc de la politique linguistique du gouvernement du Québec. Dépendant des commissions d’enquête, cet énoncé de politique est également accompagné de la Charte de la langue française («Loi 101») depuis 1977. Alors que le poids démographique du français continue de diminuer, le Québec fait face à la menace de l’assimilation. Plusieurs institutions cherchent à protéger et à promouvoir le français comme l’Office québécois de la langue française, le Conseil supérieur de la langue française et la Commission de toponymie du Québec.

En 2011, l’anglais est la langue maternelle de près de 650 000 Québécois (8 % de la population). Ces anglophones, parfois appelés Anglo-Québécois, constituent le deuxième groupe linguistique en importance au Québec. De plus, en 2001, environ 50 000 personnes (0,7 % de la population) considéraient que leur langue maternelle était à la fois le français et l’anglais. Les Anglo-Québécois résident principalement dans l’ouest de l’île de Montréal (West Island), le centre-ville de Montréal et le Pontiac.

Trois familles de langues autochtones existent au Québec. Celles-ci regroupent les langues communes à tous les membres d’une même ethnie. Ces langues, à l’origine de plusieurs dénominations québécoises, sont parfois sous-divisées en différents dialectes dans les communautés.

  • Famille des langues algonquiennes
    • l’abénaqui (parlé par les Abénakis du Centre-du-Québec) ;
    • l’algonquin (parlé par les Algonquins de l’Abitibi-Témiscamingue et de l’Outaouais) ;
    • le continuum linguistique :
      • l’atikamekw (parlé par les Attikameks de Lanaudière et de la Mauricie) ;
      • le cri (parlé par les Cris du Nord-du-Québec) ;
      • l’innu-aimun (parlé par les Innus-Montagnais de la Côte-Nord et du Saguenay-Lac-Saint-Jean) ;
      • le naskapi (parlé par les Innus-Naskapis de la Côte-Nord) ;
    • le malécite-passamaquoddy (parlé par les Malécites du Bas-Saint-Laurent) ;
    • le micmac (parlé par les Micmacs de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine),
  • Famille des langues inuit-aléoutes
    • le nunavimmiutitut (dialecte inuktitut parlé par les Inuits du Nord-du-Québec),
  • Famille des langues iroquoiennes
    • le mohawk, aussi connu sous le nom « agnier » (parlé par les Iroquois-Mohawks de la Montérégie et des Laurentides) ;
    • le wendat (parlé par les Hurons-Wendat de la Capitale-Nationale).

Lors du recensement de 2016, 50 895 personnes au Québec ont déclaré connaître au moins une langue autochtone. De plus, 45 570 personnes ont déclaré avoir une langue autochtone comme langue maternelle. Au Québec, la plupart des langues autochtones se transmettent assez bien d’une génération à l’autre avec un taux de rétention de la langue maternelle de 92 %.

Lors du recensement de 2016, ce sont 1 124 020 personnes qui ont déclaré avoir une langue immigrante comme langue maternelle au Québec. Les langues les plus déclarées sont l’arabe (2,5% de la population totale), l’espagnol (1,9%), l’italien (1,4%), les langues créoles (principalement le créole haïtien) (0,8%) et le mandarin (0,6%).

Tant le nombre que la proportion de locuteurs de langues tierces sont en progression constante au Québec, et ce depuis le recensement de 1951.

En 2015, la grande majorité (89%) des jeunes élèves allophones du Québec fréquentaient des écoles francophones.

Description du fichier de la «carte linguistique du Québec»‎ (3 311 × 3 745 pixels, taille du fichier : 2,49 Mo, type MIME : image/png) (source de données: Statistique Canada, recensement de 2006)

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