Carte de l’île d’Anticosti

Carte topographique de l’île d’Anticosti, une île naturelle du golfe du Saint-Laurent faisant partie de la municipalité régionale de comté (MRC) de Minganie, dans la région québécoise de la Côte-Nord, au Canada. Elle se trouve face à Havre-Saint-Pierre, séparée de la Côte-Nord par le détroit de Jacques-Cartier et de la Gaspésie par le détroit d’Honguedo.

Carte de Port-Menier.

Anticosti est la plus grande île du Québec avec 7 900 km², soit une taille comparable à la Corse. Mesurant 222 km de long et 16 à 48 km de large, elle est plus grande que la province canadienne de l’Île-du-Prince-Édouard, mais très faiblement peuplée (environ 300 habitants, quoique ce nombre puisse doubler durant la période de l’exploitation forestière ou de la chasse), principalement dans le village de Port-Menier, sur la pointe ouest de l’île, où se situent le port et l’aéroport. Elle est accessible par bateau à partir de Sept-Îles, Havre-Saint-Pierre ou Rimouski. On peut aussi s’y rendre par avion, à partir de Sept-Îles, Havre-Saint-Pierre ou Mont-Joli. L’île est un milieu où la nature règne. Elle est reconnue pour ses activités de plein air, sa pêche, sa chasse (plus de 150 000 chevreuils sont sur l’île). Des études portent à croire qu’on pourrait y trouver du pétrole de schiste (entre 30 et 46 milliards de barils).

Géographie

Réserve de pêche et de chasse, Anticosti est couverte d’une forêt d’épinettes et de sapins. Les cours d’eau tranquilles coulant au fond des gorges peuvent se transformer, à la fonte des neiges, en de furieux torrents, telle la rivière Vauréal dont les chutes s’élancent d’une hauteur de 76 mètres.

Image satellite de l'île d'Anticosti.

Géologie

L’île est composée de roches sédimentaires s’étant déposée lors de l’Ordovicien supérieur et du Silurien inférieur, entre 435 et 447 millions d’années avant aujourd’hui. Ces couches sédimentaires sont composées de fossiles d’invertébrés marin qui se sont accumulé de façon continue pour former une séquence continue de près d’un kilomètre d’épaisseur. Ces assemblages de fossiles permettent d’étudier les changement climatique et la modification du niveau de la mer lors de la fin de l’Ordovicien qui ont entrainé l’extinction Ordovicien-Silurien.

Faune

Le cerf de Virginie y a été introduit par Henri Menier au nombre de 220 individus et s’est multiplié sur l’île, qui est reconnue pour sa chasse (plus haut taux de succès à la chasse au cerf de Virginie en Amérique du Nord, avec plus de 85 %). En 1897, 150 cerfs de Virginie sont commandés au trappeur Boulay de Cap-St-Ignace et amenés par le vapeur Savoy qui assurait la liaison avec Québec. La population du cerf de Virginie est estimée entre 160 000 et 200 000 bêtes, alors que celle de l’orignal (également introduit par Menier) ne dépasse pas 1 000. La très forte densité de population de cerfs entraîne même parfois des problèmes de régénération du sapin baumier, qui constitue l’une des bases de l’alimentation de l’animal. Menier fit également introduire le castor, la gélinotte huppée et quelques autres espèces encore visibles aujourd’hui.

La société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) gère environ la moitié des territoires pour la chasse et la pêche (au saumon surtout) ainsi que le Parc national d’Anticosti. Des pourvoiries privées et une appartenant aux Anticostiens gèrent le reste du territoire. L’île est aussi fréquentée par des paléontologues, des ornithologistes, des chasseurs, des pêcheurs à la ligne et des randonneurs.

© 2024