Carte de Salé

Salé est une ville et commune du Maroc, chef-lieu de la préfecture de Salé, au sein de la région de Rabat-Salé-Kénitra. Elle est située au bord de l’océan Atlantique, sur la rive droite (nord) de l’embouchure du Bouregreg, en face de la capitale nationale Rabat. Ceci explique que les deux villes soient parfois qualifiées de « villes jumelles », mais chacune dispose de ses traditions et de son histoire propres. En 2014, la commune comptait 982 163 habitants. Salé est reliée à Rabat par plusieurs ponts dont le pont Hassan II est le plus utilisé.

Carte de localisation de la ville de Salé au Maroc.

Fondée par les explorateurs phéniciens au IIIe siècle avant J.-C, Salé connaît un important développement à l’époque des Almohades (XIIe siècle) et des Mérinides (XIVe siècle), du fait de sa position stratégique sur la voie terrestre qui relie Fès à Marrakech et grâce à son port, centre d’échanges entre l’Europe et le Maroc.

Aux XVIe et XVIIe siècles, l’arrivée des musulmans réfugiés d’Espagne donne un nouveau souffle à la cité et crée une rivalité avec la ville mitoyenne de Rabat. Le saadien Mohamed I y implante des colons andalous chargé de labourer le sol et d’aménager les égouts de la ville. Les Morisques andalous, animés pour certains d’un esprit de revanche contre les chrétiens, se lancent dans une guerre de course et constituent une puissante entité politique connue sous le nom de république du Bouregreg, menant des expéditions jusqu’en Cornouailles. Renommés pour leur audace et leur ruse, les corsaires de Salé laissent l’image des « Sallee Rovers » dans la mémoire des Anglais. Jusqu’au XVIIIe siècle, l’activité commerciale permet à Salé d’étendre son influence dans la région, tout en menant des activités de piraterie dans des contrées très éloignées telles que l’Islande et Terre-Neuve.

Plan touristique de la médina de Salé.

Avec le XIXe siècle s’amorce la fin du rôle commercial prépondérant de la ville, et Salé se referme sur elle-même. Elle demeure, au cours du XIXe siècle et pendant l’époque des protectorats français et espagnol, un haut lieu de culture, de résistance et de vie religieuse. La médina de la ville contient nombre de monuments, de riads d’inspiration hispano-morisque, de zaouïas, de marabouts et de bibliothèques privées. Depuis la fin du XXe siècle, elle connaît une forte croissance de sa population et du même coup une dégradation de son image, notamment du fait d’une urbanisation anarchique.

Économie

En mars 1987, le roi Hassan II inaugure Dar Assikah (l’Hôtel des monnaies), symbole de souveraineté nationale puisqu’il permet au Maroc de produire sa monnaie.

La ville de Salé est la première ville marocaine, méditerranéenne, africaine et arabe à signer la Convention des Maires, projet financé par l’Union européenne dont l’objectif principal est de contribuer au développement durable de l’énergie. Dans le cadre du projet SURE, la ville a abrité les 10 et 11 septembre 2012 les Journées de l’énergie sur le thème Œuvrons ensemble à faire de Salé une ville verte et a été l’hôte de la conférence internationale sur l’énergie des 12 et 13 septembre 2012 sur le thème « Les Énergies renouvelables au service du développement urbain durable : l’expérience de la Ville de Salé ».

Vue satellite de la ville de Salé.

Tourisme

Grâce à ses monuments historiques et son patrimoine culturel, Salé attire de nombreux touristes qui séjournent dans des riads ou des hôtels. La ville abrite une dizaine de lieux d’hébergements.

Avec deux hôtels 4 étoiles d’une capacité de 124 lits, la ville de Salé présente 3 % des nuitées de la conurbation de Rabat-Salé-Skhirat-Témara (17.200 unités) et 2 % des capacités hôtelières.

D’après le recensement national de 2004, il y a 814 résidents étrangers permanents à Salé (ce chiffre exclut les touristes présents seulement durant leurs vacances).

En 2015, l’aéroport international de Rabat-Salé a enregistré l’arrivée de 705 950 touristes, soit une augmentation de 3,18 % par rapport en 2014.

Plan d'accès routier de Rabat et Salé.

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